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Avec 18 000 articles publiés par jour, le monde de l’édition scientifique est plus que jamais exposé au risque de mauvaises pratiques de la part des 8 millions de scientifiques actifs à l’échelle mondiale. Un article publié dans Nature estime le nombre de rétractations à 10 000 en 2023. L’explosion récente des grands modèles de langage (LLM) n’a fait qu’amplifier ces méconduites. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • l’usurpation d’identité ;
  • le plagiat (parfois déguisé au moyen de reformulations manuelles ou opérées par des LLMs) ;
  • la présence de fausses références bibliographiques (issues des hallucinations des LLMs) ;
  • les rapports automatisés lors de la revue par les pairs (avec l’aide des LLMs) ;
  • la recherche problématique de rentabilité par certaines maisons d’édition (ex. MDPI).

Quelques outils existent pour détecter ces anomalies. Par exemple, The Retraction Watch Database permet de vérifier si un article fait l’objet d’une rétractation. Des doutes sur les résultats publiés dans un article peuvent aussi être signalés (de façon anonyme ou publique) sur le site pubpeer.com. Le cas échéant, les auteurs de l’article en question peuvent répondre à ce signalement.

Pour en savoir plus, voir la page d’Ophélie Fraisier-Vannier.

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