
Diffusion massive de la recherche
Diffuser les travaux scientifiques le plus largement possible est devenu un objectif majeur, parfois imposé par les agences de financement de la recherche. Les éditeurs de revues spécialisées ont donc progressivement mis en place plusieurs solutions à destination des chercheurs et de leurs organismes de recherche (voir ci-dessous).
Archives ouvertes
Avant ou après la publication de son article, le chercheur a aussi la possibilité de déposer le manuscrit, accepté ou non, dans une archive ouverte. En premier lieu, il faut distinguer celles telles que HAL, qui accueillent essentiellement des articles déjà évalués par les pairs, et des serveurs où sont hébergés des prépublications tels que arXiv ou ChemRxiv. Cette deuxième solution est plutôt retenue pour accélérer le partage des résultats avec la communauté et affirmer une paternité en cas d’avancées majeures.
HAL
HAL (pour Hyper Article en Ligne) est une infrastructure publique créée en 2001 qui couvre toutes les disciplines de la recherche scientifique. Outre les articles et les communications scientifiques, les thèses et Habilitations à Diriger les Recherches (HDR) y sont aussi archivées de façon ouverte. Elle héberge aussi plus d’une centaine de portails institutionnels (par exemple celui du CEA ou du CNRS).
arXiv et ChemRxiv
Le serveur d’arXiv existe depuis 1991 et émane de physiciens théoriciens. D’autres disciplines sont cependant concernées. Ce n’est qu’en 2017 qu’un serveur équivalent est apparu pour la chimie, ChemRxiv. L’un des domaines les plus représentés sur ce serveur est la chimie théorique.
Publication en « open access »
Un article publié en « open access » est accessible librement, sans abonnement, à partir du site web de l’éditeur de la revue. Il est donc légitime de penser que cette approche favorise un partage des connaissances plus large que l’approche traditionnelle, par nature plus fermée. Les coûts de publication sont en revanche reportés sur les équipes de recherche, et donc le plus souvent sur les organismes qui les hébergent ou les financent.
Par exemple, parmi mes dernières publications à la date de rédaction de ce billet, voici celles disponibles en « open access » :
- Pollet, R., Andronaco, M., & Biswal, H. S. (2024). Onset of nitriles hydration with an environmentally benign catalyst: in‐water versus on‐water conditions. ChemPhysChem, e202400108.
- Pollet, R., Dognon, J. P., & Berthault, P. (2024). Isomer‐dependent escape rate of xenon from a water‐soluble cryptophane cage studied by Ab initio molecular dynamics. ChemPhysChem, 25(2), e202300509.
- Pollet, R., & Chin, W. (2023). In silico investigation of the thermochemistry and photoactivity of pyruvic acid in an aqueous solution of NaCl. Chemistry–A European Journal, 29(55), e202302225.
Consortium Couperin
Le consortium Couperin est une association à but non lucratif créée en 1999 qui facilite et promeut la science ouverte en France. Elle est notamment chargée de négocier avec les éditeurs de revues scientifiques en vue d’obtenir des accords spécifiques (par exemple avec Wiley pour la période 2022-2024, Royal Society of Chemistry pour 2022-2024, Elsevier pour 2019-2023).


Laisser un commentaire